L'histoire du Japon

L' homme vit sur l'archipel Japonais depuis au moins 30 000 ans. Après des siècles obscures (période Yayoi). Ce sont, d'abord, les récits chinois et coréens qui font entrer le Japon, dans l'Histoire. Le premier Mikado, fondateur de l'état , porte le titre de « tenno » (roi céleste ; assimilé à l'étoile polaire ou au soleil, point fixe autour duquel s'ordonne l' univers) il est le petit-fils de la déesse du soleil Amaterasu.



Vers 300 de notre ère, c'est le début de l'empire Yamato (300-710)

TUMULUS de Ishibutai. Asuka village se trouve à environ 20 km au sud de la ville de Nara, dans la région du Kansai de Honshu. Asuka a été le site de la première capitale du Japon, et c’est probablement là que le bouddhisme s’est établi dans le pays. Les premiers projets de construction majeurs en bois et en pierre ont été entrepris à partir du kofun au 7ème siècle dont cette pierre énigmatique Sakafune qui, à certains égards, ressemble aux dolmens et tumulus d ‘europe de l’ouest

La période de Kofun est une subdivision de la période Yamato. Elle correspond à l'époque qui s'étend du IIIe siècle à la moitié du VIe siècle. Cette période débute avec l'invasion de cavaliers venus de Corée, qui vont progressivement conquérir une partie du Japon et créer le premier État japonais : le Yamato. Cette société va s'implanter définitivement et donner les bases culturelles du Japon. Cette ère est caractérisée par les « Kofu » , gigantesques tumulus en forme de « trou de serrure » où les dignitaires et chefs de guerre étaient ensevelis. C'est à cette période que naît le Shinto, religion caractéristique du Japon. L'État de Yamato se développe assez vite, en annexant rapidement toutes les autres tribus déjà sur place. Dés 450, l'ensemble du Japon ( sauf le Nord ) et une partie de la Corée du Sud sont soumis. La période Asuka commence de 538 et se termine en 710. Cette période doit son nom au village d'Asuka où les empereurs installaient parfois leur capitale. En effet, ils la déplaçaient souvent. Selon la plupart des historiens, 538 est l'année où le bouddhisme fut introduit officiellement au Japon. En 594, le prince Shôtoku Taishi l 'impose comme religion d'État et pose également en 604 les principes moraux et juridiques de l'État Japonais. Influencé Par la Chine, dont le rayonnement culturel s'étend à toute l'Asie , Les souverains Japonais adopteront les caractères d'écritures, la religion et l'administration. En 701, le Code De taiho est promulgué (révisé en 718)., il règle le rôle des fonctionnaires nippons (recrutement, promotion rémunération) et les règles pénales. Quoique l'efficacité n'étant réelle que durant les 2 et 3 siècles qui suivront, le code Taiho sera appliqué jusqu'au début de l'ère Meiji, il sera alors abolit mettant fin à ce système féodal d'organisation de la Société.



L' ERE NARA (710-794).

En 710 l'Impératrice Gemmei décide d'établir la capitale du Yamato à Nara, sous le nom de Heijô-Kyô. La nouvelle capitale va devenir la première grande cité Bouddhiste. Pas moins de 6 sectes ( Nanto Rokushu ) fondées par des moines japonais formé en Chine, notamment par Ganjin qui vont chercher à influencer de plus en plus la politique de l'Empereur. De splendides temples sont alors construits Yakushi-ji , toshodai-ji et le todai-ji. L' époque Nara est marquée par l'éclosion artistique d'influence chinoise des Sui et des Tang. Formés par des Artisans coréens et chinois les Japonais maîtrisent l' Art et la sculpture bois ou laques sur armature en bois. C'est également la période des premiers signes de l'unité nationale. L'impératrice Gemmei demande que l'on mette par écrit les premières annales de l'histoire du Japon, sous le nom de Kojiki ( Chroniques des Choses anciennes ) en 712, suivi du Nihon Shoki ( Annales du Japon ) en 720. Après la tentative de prise du pouvoir du moine Dokyo en 766. La civilisation voit s'affiner un caractère purement japonais, se libérant de l'influence de la Chine.


De 794-1192 ; L'ERE HEIAN.

En 794, exaspéré par les pressions que lui font subir les six sectes bouddhistes(Kusha-shû, Jôjitsu-shû, Hossô-shû , Sanron-shû, Ritsu-shû) pour obtenir de plus en plus d'avantages et de prérogatives, l'Empereur Kammu transfère la capitale à Heiankyô (plus tard renommée Kyôto). Face à la montée en puissance de ces sectes l'empereur Kammu missionna certains religieux afin de rapporter de nouvelles doctrines de Chine. Ce fut le cas de Saichô fondateur de la secte Tandaï et de Kukai fondateur de la secte Shingon. Bien que ces deux nouvelles sectes furent plus syncrétiques que les précédentes elles ne touchaient toujours pas le peuple. Beaucoup plus simple, l'amidisme (culte du bouddha Amida), promettant le salut de tous, fait son apparition. Durant le 10e siècle , c'est le système fondé sur les liens personnels qui remplace le régime des codes ( mérite et ancienneté). Petit à petit le pouvoir central s'effrite au profit de grands propriétaires terriens provinciaux et des monastères. Fujiwara no Michinaga représente la prépondérance du clan des Fujiwara ("enclos aux glycines"), qui avait obtenu 2 siècles auparavant la fonction de régent de l'empereur puis celle de grand chancelier , donnant le même pouvoir que ceux du régent alors que l'empereur était majeur. Michinaga se maintiendra au Pouvoir sous le règne de 3 empereurs successifs ,auxquels il marie ses filles, il se retira en 1016 dans un monastère. L'époque Fujiwara est favorable à l'essor culturel et architectural (Daigo-ji , Byodo-in). En 1001, Murasaki Shikibu écrit Le Dit du Genji (genji monogatari), œuvre considérée comme majeure de la littérature japonaise du XIe siècle. L'intrigue du livre se déroule pendant l'ère Heian. Le Genji est un fils d'empereur qui ne peut prétendre au trône. Le Dit du Genji, qui se présente comme un récit véridique (monogatari), raconte la vie d'un de ces princes impériaux, d'une beauté extraordinaire, poète accompli et charmeur de femmes.


LA PERIODE KAMAKURA (1192-1333).

Deux grands clans de Bushis (Guerriers embauchés par seigneurs locaux pour défendre leurs domaines durant leurs séjours prolongés à la cour) vont s'affronter pour le pouvoir suprême du Japon. Les Taira vont momentanément être les maîtres du pays. Mais ce sont leurs adversaires, les Minamoto, qui vont finalement triompher à la bataille de Dan-no-Ura en 1185 et installer leur capitale militaire à Kamakura, loin des fastes de la cour de Kyôto. Ce Bakufu ("gouvernement sous la tente") ou gouvernement militaire est le siège du premier Shogun : Minamoto no Yoritomo. En 1219, les Hôjô succédèrent aux Minamoto durant un siècle. Ils vont devoir affronter deux grandes épreuves : les invasions mongoles de Kubilai Khan. A deux reprises, celui ci essaya de conquérir l'archipel. Par deux fois (1274 et 1281), sa flotte fut balayée par des typhons, l'obligeant à abandonner. Ces vents salutaires furent appelés "Kamikaze" ( Vents Divins ) par les Japonais. Mais les Hôjô épuisés par ces deux guerres successives perdent le pouvoir.


LA PERIODE MUROMACHI (1333-1573).

Ashikaga Takauji

C'est une période à la fois troublée et très riche de l'histoire du Japon. Dès 1318 , l'Empereur Go-Daigo tente de reprendre le pouvoir aux Hôjô, En 1333 le général Ashikaga Takauji descendant des Minamoto se rallie à l'empereur, anéantit les Hôjô et détruit Kamakura. Trois ans plus tard Takauji trahit Go-daigo, devient le maître de Kyoto et rétablit au profit de son clan le shogunat. Il fixe alors sa résidence dans le Quartier de Muromachi. L'empereur Godaigo se retire au Sud du Japon, établissant « La cour du Sud », tandis que Takauji place un nouvel empereur à Kyoto.
Yoshimitsu

Mais le règne des Ashikaga ne sera pas facile. En 1392 Le shogun Yoshimitsu met fin à la rivalité de deux cours impériales prétendants au trône et renforce l'autorité du Bakufu. Son pouvoir et sa gloire surpassent les empereurs qui se succèdent. Il décide alors de construire un palais hana no Gosho, une résidence monastique rokuon-ji de kitayama et en 1398 le pavillon d'or « kinkaku-ji » où il y meurt en 1398. Guerre civile, révoltes paysannes, guerre de succession ( Guerre d'Onlin 1467-1477 ), font perdre peu à peu toute l'autorité des Shoguns sur le pays. Durant la Période Sengoko 1478-1573 -des chevaliers et des héros- entre guerres civiles et dissolution de l'État, de nouvelles familles « daimyos » évincent les anciennes. Leurs vassaux constituent la caste guerrière des samouraïs. Le confucianisme en s'incarnant dans la voie sacrée « le bushido » crée l'idéal chevaleresque japonais, en plus de l'art de combat (arc, escrime…) on tend vers les vertus de fidélité au tenno et à la famille. Les affaires d'honneur ne se règlent pas en duel, mais par le suicide (Hara-kiri). Le Japon enfin en paix est aux mains des Ashikaga. Aux cours des XIII et XIV siècles le bouddhisme zen, répandu par l'école du Rinzaï et du Soto se distingue par la place qui accorde à la méditation assise ou zazen, permettant d'obtenir l'éveil ( trouver au fond de soi le bouddha et de se libérer ainsi du cycle des renaissances). De nombreux temples zen sont alors crées dont le Ryoan-ji. Cette période sera une occasion de renouveau artistique important, animé par le Shogun, et non plus par la cour Impériale. La plus originale est la création d'une nouvelle forme de théâtre lyrique , le Nô sorte de drame musicale dansé et Masqué. Les guerres pour l'unification du Japon mais surtout l'arrivée des armes à feu au XVIe siècle vont profondément marquer l'architecture des places fortes et châteaux japonais. La quasi-totalité des châteaux que le Japon possède, furent édifiés au XVIe siècle entre 1550 et 1650. Le premier château bati à cette période , fut le château d'Azuchi en 1457 pour Oda Nobugana. Cet édifice servit de modèle à tous les autres. Institutions dans les monastères zen, la cérémonie du thé ("Chanoyu" traduit par "eau chaude pour thé") moyen de détacher l'homme de ses tensions extérieures par une méditation esthétique s'ouvre peu à peu aux laïques. Se déroulant selon des principes de simplicité et de rusticité avec des gestes harmonieux et contrôlés, sa pratique entraîne le développement d'autre arts comme ceux de la céramique de la laque du métal et de l'arrangement des fleurs (ikebana). L'architecture des maisons de thé qui comporte toujours un jardin est également inspiré du zen ( Saiho-ji à Kyoto, koke dera « temples de mousses » fondé par le prêtre Muso Kokushi en 1339 réformateur du bouddhisme zen.


LA PERIODE MOMOYAMA ( 1573-1603) dite « période sans Shogun ».

Brève période de l'histoire du Japon, mais la plus importante : celle de l'unification du Japon. Lassé par un siècle de guerres civiles, trois généraux vont apparaître pour unifier le Japon. Oda Nobunaga (1534-1582) conquiert le centre de l'archipel, et notamment Kyôto et y dépose le dernier Shogun Ashikaga (1573). Il y impose une unité militaire et politique forte. Trahit par un de ses généraux, il se suicide en 1582.
Toyotomi Hideyoshi


Son action est reprise par Toyotomi Hideyoshi (régnant de 1582 à 1598). Homme à la destinée et au sens politique extraordinaire, celui-ci poursuit l'œuvre de Oda Nobunaga. Il finit d'unifier le Japon par des conquêtes et brise l'hégémonie des daimyos. En 1590, tout le pays est sous ses ordres. Il essaie alors sans succès d'exporter son génie militaire en Corée par deux fois, et sa mort en 1598, mit fin à ses rêves d'hégémonie. Interdiction de christianisme (1587)


LA PERIODE EDO : Le Shogunat des Tokugawa 1603-1867.

Tokugawa Ieyasu

Après la bataille de Sekigahara (1600 ), Tokugawa Ieyasu qui succède à Hideyoshi prend l'ancien titre de Shogun, après avoir vaincu à ses derniers opposants. Il va alors instaurer la plus longue des dynasties qui régnera sans partage durant presque trois siècles de paix intérieure. Afin de faire une rupture avec les autres dynasties, il établit sa nouvelle capitale à Edo (ancienne Tokyo). Apparaît alors un gouvernement fortement centralisé, le shogun est à la tête d'une hiérarchie de seigneurs « les daimyos » qui exercent leur pouvoirs dans les différentes provinces (« les han ») de l' Archipel. Celui-ci va structurer et codifier tous les aspects de la vie du pays. Le shogun exerce un pouvoir policier qui ne laisse à l'empereur, enfermé dans son palais, qu'une fonction rituelle. Pour mieux renforcer son action et craignant l'influence des occidentaux, Tokugawa Ieyasu renvoie les Portugais et les Espagnols et ferme hermétiquement le Japon sur lui-même en 1639 durant deux siècles. Le seul comptoir est l'île de Deshima. Le pays est des lors complètement isolé du monde extérieur ce qui lui permettra de conserver ses valeurs traditionnelles et d'éviter la colonisation occidentale, mais il perdra l'occasion d'intégrer de précieuses nouveautés. Entre 1680 et 1709 Tsunayoshi règne sur le pays. Il met au pas les samouraïs sans Maître « les rônin ».épanouissement de la poésie et du théâtre Sous le Shogunat de Ienobu (1709-1713) Arai hakuseki lance les réformes confucéennes, prônant l'ordre social et le respect dû aux supérieurs, mais la refonte des finances reste l'œuvre de Ienobu la plus importante. Le Shogun Yoshimune (1713-1751) renforce le pouvoir central par rapport à la féodalité en limitant les grands vassaux et en confisquant les fiefs, il taxe également le luxe de la caste des samouraïs en les obligeant de donner l'exemple de l'humilité en période de difficultés économiques. C'est alors que se développe l'art du bouton luxueux et les Netsuke extravagants, objets permettant d'attacher des objets à la ceinture. La période Edo connaît une grande prospérité économique, les campagnes bien administrées développent l'extension des rizières. De nouvelles villes se créent (Hiroshima, Sendaï…) et l'art s'épanouit considérablement. Le bunraku (théâtre japonais né au cours du XVIIe siècle. Les personnages y sont représentés par des marionnettes de grande taille, manipulées à vue), le Kabuki (alliant le chant la danse et le talent ka-bu-ki) les Haïkus (poème extrêmement bref visant à dire l'évanescence des choses) et les estampes Ukiyo-e et les peintures d'Utamaro naissent à cette époque. Pourtant ce splendide isolement ne résista pas aux puissances occidentales dont les Etats-Unis qui en 1853 oblige le Japon à s'ouvrir. C'est la fin du règne des Tokugawa, incapables d'absorber ce choc. En 1868, le jeune Empereur Meiji reprend le pouvoir. Les militaires l'avaient confisqué depuis 700 ans.


L' ERE MEIJI (1868-1912).


En l'espace de 5 années l'ensemble de la société Japonaise va se transformer radicalement passant de la féodalité à la société moderne. En Avril 1868, l'Empereur Meiji promulgue le "Serment en 5 articles". C'est le coup d'envoi d'une vague de réformes profondes visant à rattraper le retard du pays sur les pays occidentaux. En 1868, l'Empereur s'installe à Tokyo, y fonde sa nouvelle capitale et réorganise administration (fin de la féodalité (1871)création du yen suivant le modèle du dollar, service militaire obligatoire, armée suivant le modèle prussien et français, développement de l'industrie et des moyens de communications, instauration de l'impôt sur le revenu). Dés 1885, la démocratisation apparente du Japon est en place : création d'un gouvernement de type occidental, d'un Parlement et deux ans plus tard, rédaction de la première Constitution du pays(1889). Ces changements entraîneront la révolte de la caste des samouraïs mené par Saïgo Takamori réprimé à Kagoshima en 1877. Les efforts du Japon sont rapidement mis à profit. Il gagne une première guerre sino-japonaise en 1895, et débute ainsi une politique d'expansion territoriale (annexion de Formose par le traité de Shimonoseki de 1895). Mais c'est la victoire contre la Russie en 1905 avec la prise de Port Arthur ( 2 Janvier 1905) et la victoire navale de Tsushima ( 27 Mai 1905 ) qui confère au Japon son rôle de première puissance internationale non occidentale, Avec le Traite de Portsmouth le Japon obtient le sud de Sakhaline karafouto), Port Arthur, le protectorat sur la Corée et la Mandchourie du sud. En l'espace de 3 décennies, l'élève a rattrapé ses maîtres au prix d'un immense sursaut national. En 1905 le Japon annexe de la Corée (Khosen).


LA PERIODE TAISHO (1912-1926)


A la mort de l'Empereur Meiji en 1912, le pouvoir passe à son fils, Yoshihito, qui règne sous le nom de Taishô. Mais ce dernier, atteint des suites d'une méningite est incapable d'occuper le pouvoir, et laisse les hommes politiques diriger le Japon. Le Japon déclare la guerre à l'Allemagne mais refuse de participer aux opérations en Europe (1914).Il obtiendra pourtant l'ensemble des anciennes possessions allemandes, dont plusieurs territoires en Chine, ce qui lui permet de consolider ses positions en Mandchourie, même s'il doit libérer la province du Liaodong, particulièrement stratégique. Occupation de Vladivostok (1917) En 1919, de graves troubles éclatent en Corée, annexée en 1905 par le Japon. Lors des funérailles de l'ancien Empereur Coréen, des groupes nationalistes se révoltent contre l'occupant Japonais. La répression est terrible. En 1921, l'Empereur Taishô, souffrant, nomme son fils Hiro-Hito régent afin de gouverner à sa place. Dans une ambiance politique libérale et marquée par un essor économique fort, le Japon est frappé le 1er Septembre 1923 par un immense tremblement de terre qui détruit une grande partie de Tokyo et Yokohama, faisant des centaines de milliers de morts, la plus grande partie succombant dans les incendies qui ravagent la ville construite en bois. L'empereur Taishô meurt en Décembre 1926.


LA PERIODE SHOWA ("l'ère de paix éclairée") (1926-1989)


L'ère Shôwa est la période de l'histoire du Japon où l'empereur Hirohito régna sur le pays du 25 décembre 1926 au 7 janvier 1989. Ce fut le plus long règne de tous les empereurs japonais. La première partie du règne d'Hirohito se caractérise par de fortes influences nationalistes (nationalisme japonais : pacte tripartite avec l'Allemagne et l'Italie (1940)) et impérialisme (mémorandum du général Tanaka, début de l'expansion vers la Chine). Les Japonais attaque Pearl harbor en 1941, ce qui déclenche la bataille du Pacifique (Guadalcanal, Midway…). Après les bombardements atomiques d'Hiroshima et Nagasaki (1945), et la reddition du Japon lors de la seconde guerre mondiale, l'occupation du Japon par les américains dura jusqu'en 1952. Après le Traité de San Francisco avec 48 pays occidentaux (1951), le japon perd toutes ces conquêtes depuis 1854 mais regagne sa souveraineté.

Saichō, fondateur dela secte bouddiste Tendai

Moine Saicho
En 805 Saichō de son nom honorifique Dengyō Daishi (767-822), qui revient de Chine, fonde la secte Tendai, mouvance bouddhique japonaise.
L’école associée au monastère Enryaku-ji du mont Hieizan est proche de l’école chinoise Tiantai du bouddhisme mahayanique, se basant essentiellement sur le Sūtra du Lotus. Pronant l’Ekayana, ou véhicule unique, elle comprend des éléments du Chan, de l’ésotérisme shingon et de l’amidisme. Le tendaï est réputé pour ses ascèses extrêmement dures, l’une d’entre elles étant une marche de 1000 jours. Parmi les pratiques, on trouve une forme de méditation particulière, l’étude du sutra du lotus ainsi que les rituels liés aux mandalas japonais de la matrice et du vajra que l’ont trouve dans le Shingon. C’est au sein du Tendaï qu’apparaitront de nouvelles écoles à la période Kamakura, le Zen avec Eisaï et Dogen, l’amidisme avec Honen et Shinran et le retour à la seule pratique du sutra du lotus avec Nichiren.

Kukai ,fondateur de l’école bouddhiste Shingon


Kukai ou Kôbô-Daïshi (774-835) est né à Shikoku. Il est à l’origine du pèlerinage des 88 temples dans  l’île de Shikoku, de mandala, d’une cinquantaine d’ouvrages sur le culte de Shingon, du plus vieux dictionnaire japonais le « Tenrai Banshô » et certains lui attribue la création du syllabaire Kana. Religieux bouddhiste, il fit  parti de l’ambassade envoyée par les Fujiwara en Chine en 804. Il revint au Japon en 806 après avoir étudié les doctrines enseignées par le religieux chinois Keika. C’est en 819 sur autorisation de l’empereur qu’il se fera construire un ermitage au mont Koya où il passera la majeure partie de son temps alors même qu’en 823 il reçoit la direction du temple To-ji (Kyoto); il est aussi une figure marquante de l’histoire du Japon : son esprit universel a fortement influencé la culture et la civilisation japonaises. Il était non seulement un grand religieux, mais aussi un éminent homme de lettres, un philosophe, poète et calligraphe. Toute sa vie il manifesta une grande bienveillance pour tous les êtres, et c’est pour cette raison qu’il est encore, de nos jours, si populaire au Japon.

Todai-ji, la plus grande structure en bois au monde.

Le Tōdai-ji est un temple bouddhique situé à Nara, au Japon. Construit tel un « quartier général » d’un réseau de temples à travers les diverses provinces, le Tôdai-ji est le plus ambitieux complexe religieux érigé pendant les premiers siècles de culte bouddhiste au Japon.
Dans l’enceinte du temple se trouve la plus grande construction en bois au monde, le Daibutsuden (Salle du Bouddha), qui abrite une statue géante de Bouddha appelée daibutsu Le bâtiment actuel qui l’abrite est plus petit que le temple originel avec 56 m de long.
A partir de 743, l’Empereur Shômu, ordonna la construction d’une statue de Bouddha (Daibutsu). Les travaux commencèrent en 745, parallèlement au transfert de la capitale à Heijô (l’actuelle Nara) et s’étalèrent entre 745 et 749. Il fut également bâti le Daibutsu-Den, l’immense pavillon qui désormais abrite cette statue. Une grande cérémonie d’inauguration paracheva l’oeuvre le 3 décembre  752. Peu après, le temple parvint à sa forme actuelle avec la construction des appartements monacaux, d’une salle de prédication et des pagodes de l’est et de l’ouest. De tous les temples de type kokubunji, celui de Nara est le plus important.
Tous les bâtiments et monuments du temple durent subir les outrages du temps et de diverses catastrophes naturelles: séisme en 855 qui décapita le Daibutsu. Pour financer les réparations au cours des siècles, le Todai-ji se chargeait de la gestion de domaines privés. Mais suite à un différent entre le temple et le clan Taira, ce dernier décida d’attaquer le Todai-ji. Les troupes de Taira no Shigehira brûlèrent presque entièrement le temple, même le Daibutsu fut détruit en l’an 1180.
Dès 1181, le moine Chôgen s’activa à rebâtir le temple et à collecter des fonds pour les travaux. La reconstruction fut ordonnée et en 1185 eut lieu la cérémonie de consécration du Grand Bouddha; l’inauguration fut célébrée en 1195: le Daibutsu trônait à nouveau. En 1567 le temple s’embrase à nouveau et presque entièrement détruit, à cause d’une guerre de clan. Il fallut attendre l’ère Edo pour que soit véritablement entreprise la reconstruction du temple grâce à l’initiative du moine Kôkei, du mécénat du shogunat d’Edo et des Daimyô. La statue de Bouddha que l’on peut voir actuellement fut inaugurée en 1709. Sa taille n’est qu’aux 2/3 de l’originelle. Les dernières restaurations effectuées sur le Daibutsu-den datent des années 1970. On y prie pour la paix de tout le pays et la prospérité des japonais.

Enregistrer

Enregistrer


Top